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Objectif Cinéma : Forum > Gazette du doublage > Télérama
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De
28.06.2006 08:54
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Article sur le doublage dans le numéro de cette semaine.

De FJ
28.06.2006 10:24
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http://www.telerama.fr/cinema/B060627000955.html

De
28.06.2006 10:35
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Profession de voix

Si les stars sont de plus en plus nombreuses à prêter leur voix pour des dessins animés, la postsynchronisation est aussi un métier dont vivent 600 comédiens. Témoignages en VF.
Les comédiens de doublage nous font voir la vie en VF. Et pour cause : le public la plébiscite à 90 %. En 2005, sur les 314 films étrangers sortis en salles, 210 ont fait l’objet d’un doublage. Le secteur emploie environ 600 comédiens. Jusqu’au début des années 80, ils étaient deux fois moins nombreux. A quelques exceptions près, dont Roger Carel et son timbre comique reconnaissable, le métier restait dans l’ombre. « Quand j’ai démarré, il y a trente-trois ans, sur le doublage de Vol au-dessus d’un nid de coucou, c’était mal vu, presque honteux de faire ça », se souvient le comédien Jean-Pierre Moulin (qui, depuis, double régulièrement Jack Nicholson, mais aussi Anthony Hopkins).

Depuis, l’explosion des chaînes et le succès des séries a changé la donne. Un effet de contagion entre certaines stars américaines et leurs voix françaises, irrésistiblement mêlées dans l’affection du public, a peu à peu fait apparaître des noms. Ceux, par exemple, de Richard Darbois (Harrison Ford), ou encore Georges Caudron (David Duchovny de X-Files)... Imagine-t-on Peter Falk sans la voix traînante de Serge Sauvion ? Ou Bruce Willis sans les accents gouailleurs de Patrick Poivey ? Ils ont leurs fans inconditionnels, parfois leurs sites officiels... « Aujourd’hui, ce boulot n’est plus une maladie vénérienne », dit Julien Kramer, comédien et directeur artistique, qui prête ces temps-ci sa voix à Clive Owen dans Inside Man, de Spike Lee.

Une autre pratique plus récente a même attiré les vedettes, voire les stars : le doublage des dessins animés à gros budget. Des comédiens (Clovis Cornillac, Guillaume Canet, Cécile de France...), mais pas seulement : on a ainsi entendu David Ginola, Cauet, Lorie prêter leur voix à des héros du Monde de Nemo, Garfield, Les Indestructibles. Ces prestations payées à prix d’or par les sociétés de production et de distribution agacent évidemment un peu les vrais « pros » : « C’est le star-système, résume Georges Caudron, philosophe. Quand ce sont des comédiens, d’accord. Mais les autres... Finalement, ils entrent plus dans le budget publicitaire qu’artistique. » Julien Kramer met un bémol : « Si ça valorise notre travail, tant mieux. »

Le défi est le même pour tous : réussir à faire en quelques jours ce que les acteurs à l’écran ont eu des mois pour préparer. Généralement, les cadences sont infernales mais il arrive qu’on ait le temps de s’installer, de peaufiner... Pour un long métrage, les conditions de travail sont très variables, de trois jours à plus d’un mois. Cinéma, fiction télé, commentaire superposé (ou « voice-over ») pour les documentaires : tout le monde touche un peu à tout. Ceux qui, comme Julien Kramer, se consacrent exclusivement au long métrage de cinéma (il travaille sur le doublage de World Trade Center, d’Oliver Stone, et de Deux Flics à Miami, de Michael Mann) sont plutôt rares. D’autres sont pris au piège (doré) d’une série au long cours : « Quatre jours par semaine pendant des années, avec des horaires de bureau, ça peut bloquer complètement la carrière de quelqu’un... » estime Patrick Poivey.

Mais, quoi qu’il en soit, « il faut faire cesser cette légende sur les acteurs “de doublage”, on est comédiens, un point c’est tout », lance Jean-Pierre Moulin. Brigitte Aubry, qui se partage avec bonheur entre postsynchronisation et théâtre, renchérit : « C’est une vraie composition, qui demande une double humilité : s’effacer derrière le rôle, mais aussi derrière un autre comédien, entrer dans sa respiration... » Georges Caudron ajoute : « Et il faut être très créatif. On doit tout réinventer. » « Et surtout prendre du plaisir, tempère Patrick Poivey. Par exemple, j’aime l’humour de Bruce Willis, son œil qui frise, ça m’exalte, ça m’amuse. Mais c’est lui qui fait le boulot, pas moi... Il ne faut pas se donner plus d’importance que ça. »

Ce qui n’empêche pas un certain besoin de reconnaissance : pour ne pas les froisser, préférez le terme de « postsynchronisation » à celui de « doublage », sans doute un peu trop proche du péjoratif « doublure ». Et ne les appelez jamais « doubleurs ». Les doubleurs, ce sont les studios d’enregistrement. Il existe environ une cinquantaine de sociétés, la plupart situées à Paris ou en région parisienne. Le marché est nettement dominé par Dubbing Brothers (les « frères Doublage » en VF), qui récupère une large part des grosses productions : Buena Vista International (filiale de Disney), Columbia Tristar, Warner Bros, etc. Dans ces studios, le directeur artistique est le personnage clé, à mi-chemin d’un metteur en scène et d’un chef d’orchestre. Assez logiquement, la fonction échoit souvent à des comédiens expérimentés, qui y trouvent un équilibre professionnel et artistique.

Ce jour-là, chez Mediadub, à Aubervilliers, on double une fiction de la BBC sur Casanova. Dans la pénombre de l’auditorium, Georges Caudron dirige avec enthousiasme ses comédiens, leur raconte l’intrigue, qu’il est, comme c’est souvent le cas, le seul à connaître en entier : « Tu vois, ton personnage a vieilli, mais regarde ses yeux : c’est le Diable ! » dit-il à Jean-Pierre Moulin, qui double Peter O’Toole dans le rôle de Casanova... Sa partenaire, Ingrid Donnadieu, fille de l’acteur Bernard-Pierre Donnadieu, a 22 ans et fait de beaux débuts dans la carrière. Georges Caudron l’a déjà recommandée autour de lui.

Le système fonctionne ainsi, par le bouche-à-oreille. Charles Neville est agent artistique, spécialisé dans les métiers de la voix. S’il travaille avec beaucoup de comédiens de postsynchro, c’est uniquement dans la publicité : le casting y incombe entièrement au directeur artistique, sauf dans le cas où le client lui impose des interprètes. « Je dois avoir environ 400 noms dans mon carnet d’adresses, explique Georges Caudron. Entre nous, on s’appelle pour échanger des infos, pour trouver tel ou tel type de voix... On est un peu comme des antiquaires : “Tu aurais un tableau de telle époque ? Une armoire ?” »

Est-il, dès lors, très difficile pour un nouveau venu d’entrer dans la « troupe » ? « Ni plus ni moins qu’ailleurs, proteste, comme tous ses collègues, Brigitte Aubry, qui, elle aussi, dirige des “plateaux”. Dans le doublage, au moins, les portes du studio sont souvent ouvertes. Il suffit de demander à assister à un enregistrement. » Encore une particularité : on peut faire ses classes en venant s’asseoir dans un coin, pour regarder les autres travailler, et faire peu à peu connaissance. Une démarche évidemment impensable sur le tournage d’un film. Jean Barney, de la Comédie-Française, se souvient : « Le doublage d’aujourd’hui, c’est un peu comme l’ORTF du début des années 70. On allait y quêter des rôles. C’était plein de jeunes comédiens, on appelait ça le couloir de la mort ! »

« Le couloir de la mort » : ceux qui viennent tenter leur chance chez Dubbing utilisent la même expression. Stéphanie, elle, a renoncé, au moins pour un temps, à cet aspect du métier : « J’ai assisté à beaucoup d’enregistrements, pendant des mois, dans plusieurs studios. J’ai fini par passer un essai : on m’a dit que ce n’était pas mal, mais que je n’étais pas prête. Mais comment alors acquérir une expérience ? » Une autre jeune comédienne, Morgane Amalia, elle, continue le parcours du combattant : « Au début, je venais au petit bonheur la chance et, petit à petit, j’ai appris à me repérer. Au bout d’un moment, on discute, on échange des infos : untel est sympa, un autre ne l’est pas, tel studio est plus ouvert... »

En moyenne, les directeurs artistiques acceptent deux ou trois de ces spectateurs-postulants dans leur auditorium. Georges Caudron ou Brigitte Aubry font volontiers passer des essais : « Je m’assure que la personne est comédienne, qu’elle est déjà venue assister à des enregistrements, et j’essaie de la tester en fin de journée sur de petits rôles, une ambiance », explique cette dernière. Les directeurs artistiques ont l’oreille experte et disent pourvoir repérer illico les talents : « Sur un “oui, monsieur”, je peux vous dire si la personne peut faire ce métier ou non », dit Georges Caudron. Patrick Poivey nuance : « La première fois, on te donne deux répliques, tu es presque condamné à te planter ! »

Comment apprend-on à être juste, rapide et synchrone à fois ? « Comment apprend-on à faire du vélo ? réplique Julien Kramer. En pédalant. Le doublage, c’est pareil ! » Morgane Amalia s’y efforce donc, sur le tas : « On s’entraîne en remuant les lèvres en même temps que l’actrice qui travaille, mais c’est comme si on s’entraînait dans sa tête à chanter un air d’opéra : la voix ne sortira jamais comme on le pensait. » Autre possibilité pour apprendre : faire un stage financé par l’Afdas (Assurance formation des activités du spectacle), un organisme spécialisé. Condition impérative : être intermittent du spectacle. Délai d’attente : deux ans en moyenne. A Malakoff, le Magasin, théâtre et centre de formation aux métiers de l’acteur, en propose de très complets, sur une semaine ou deux.

Ce jour-là, ils sont neuf participants, qui viennent de tous les horizons, élève du Conservatoire ou clown, et n’ont jamais fait de postsynchro. Jean Barney est l’un des intervenants : il a déjà repéré quelques talents, qu’il se promet de parrainer bientôt. « Les candidats sont toujours plus nombreux, constate-t-il, de nouvelles générations arrivent, qui sont nées avec la télé, ont grandi avec les séries. Pour eux, c’est un truc normal, marrant, ludique. » Et puis, la situation fragile des intermittents du spectacle pousse depuis quelques années les comédiens vers ce secteur. Ils y voient l’occasion de garder ou d’acquérir le précieux statut, et de gagner un peu mieux leur vie, pour pouvoir prendre des risques ailleurs, au théâtre par exemple.

Dans le doublage, les comédiens sont payés à la ligne de dialogue ou au forfait. Pour peu que l’on travaille régulièrement, on peut en vivre confortablement. Mais les places sont disputées. Catherine Artigala, qui fait ce métier depuis des années, confie : « Il faut sans cesse être présent, et refaire ses preuves. Les plus gâtés sont ceux qui ont une voix jeune. Sur la tranche d’âge de 15 à 25 ans, il y a énormément de travail. En revanche, les productions demandent de plus en plus de vrais enfants. C’est une régression pour les actrices, qui faisaient traditionnellement ces voix-là. » En effet, dans ce secteur, ces dernières sont plutôt mal loties : « Dans les films, il y a toujours plus de mecs : flics, voleurs, casseurs... Il y a donc déjà moins de boulot pour les filles, or elles sont beaucoup plus nombreuses à se présenter ! » explique Julien Kramer.

Pour ceux (et celles) qui s’accrochent et ont le talent requis, les professionnels assurent pourtant qu’il y a de l’avenir. Même si, là comme ailleurs, certaines délocalisations inquiètent. Après de longues négociations syndicales, les comédiens de doublage ont obtenu, le 12 mai 2005, le paiement obligatoire de droits sur la rediffusion des œuvres en VF. Mais la tendance des productions à aller en Belgique, où les acteurs sont quatre ou cinq fois moins chers et moins protégés, va-t-elle s’accentuer ? Certains le craignent. Pas Georges Caudron : « Notre travail a de la valeur. Je pense que les doublages de qualité se feront toujours en France. » Profession de foi sans sous-titres.

De Laugi
28.06.2006 11:52
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Article signé par Cécile Mury

faut quand même le préciser...

De la rédaction
28.06.2006 12:12
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MISE EN GARDE

merci de ne pas reproduire d'articles de presse dans ces colonnes sans autorisation des ayant-droits.
un lien actif vers l'article de télérama avait été mis en ce sens. il était donc inutile de faire un copié/collé du texte.

De
28.06.2006 12:36
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C'est utile dans la mesure où Télérama enlevera bientôt ce texte de leur site. Au moins, il en restera une trace ici.

De la rédaction
28.06.2006 13:03
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précisions

nous sommes d'accord avec vous sur le fait qu'il est important de conserver une trace des articles MAIS, nous répétons, personne n'est autorisé à reproduire un texte sans l'autorisation des ayant-droits, c'est à dire à Telerama qui a rémunéré le rédacteur pour son texte.
En effet, le média en question peut se retourner vers le directeur de la publication du site où est abrité le forum.
Nous espèrons que vous comprendrez ces explications.
MERCI

De steve
30.06.2006 13:29
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j'ai reconnu patrick poivey sur les petites photos, mais qui figure sur la grande

De dg
30.06.2006 13:36
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peut etre julien kramer vu que l on parle de lui mais sans certitude.

De Rémi
30.06.2006 13:36
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Je n'ai pas lu l'article sur le site, mais dans Télérama lui-même.

Il y a des photos de: Michel Fortin, Bernard-Pierre Donnadieu, Julien Kramer, Georges Caudron et Natacha Muller

De steve
30.06.2006 13:56
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c'est donc bien michel fortin

De DG
30.06.2006 18:38
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je veux bien le croire mais alors il beaucoup change on l a vu dans des tas de tv films.

De Arachnée
29.10.2006 09:35
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Dans le TV Magazine du dimanche, un article sur Axel Kiener et Céline Mauge.

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