Points de vues
Musique et Cinéma
Recherches & Offres
Télévision & Radio
Internet & Multimédia
Livres & Presse
Infos pratiques
Ecoles de cinéma
Stages et Emplois
Concours et Aides
Diffusez vos films

Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac





Frequently Asked Questions   Search   Home

Objectif Cinéma : Forum > Lynchland > Lynch à la Fnac des Ternes le 3 février 2007
Auteur
Sujet    Post New Thread     Post A Reply
De Sebastien
14.01.2007 20:28
Find more posts by Sebastien

Je viens d'apprendre cela par un ami... je suis très surpris que personne n'ait vu cela plus tôt, c'est bien confirmé sur le site
http://rendezvous.fnac.com/agenda_magasin.asp?Origin=FnacAff&SHP=42

Le samedi 3 février 2007 à 16h
forum du magasin Fnac Les Ternes

Masterclass de David Lynch

Rencontre exceptionnelle avec le cinéaste pour sa double actualité avec la sortie de Inland Empire (mars distribution) au cinéma
et une exposition à la fondation Cartier intitulée "The air is on fire".

De Sebastien
04.02.2007 10:32
Find more posts by Sebastien
petit compte-rendu

Tout s'est bien passé, du moins pour ceux qui ont réussi à rentrer dans le Forum (un peu plus de 80 places assises, et une quarantiane de personnes autorisées à restées debout derrière les chaises).

Je suis arrivé dans la file d'attente créée exprès dans une rue perpendiculaire au magasin, vers 13h50. Ceux qui sont arrivés à partir de 14h (soit quand même 2h avant) n'ont pas pu rentrer.

Organisation tout de même minable de la Fnac, pour ce genre d'événement, le bon sens impose de distribuer des bracelets ou des invits aux premiers arrivés, ce qui évite que des gens attendent ensuite des heures pour se voir refuser l'entrée.

La "masterclass" n'était bien entendu qu'une interview, suivie de questions réponses avec le public.

Nous avons donc logiquement eu droit à un "best-of" des réponses-types de Lynch, sans la moindre info nouvelle à se mettre sous la dent quand on connaît bien le bonhomme.

La partie la plus intéressante était l'interaction avec le public, car c'était tour à tour drôle ou pathétique (les déclarations d'"amour" qui ne comportent aucune question, les gens qui essayent d'attirer l'attention sur leurs travaux, etc.). C'était intéressant de voir la réaction ironique mais toujours pleine de respect de Lynch. Il se dégage une telle passion et une telle sérénité de l'artiste, même si on sentait bien que cette rencontre était "imposée" par le fait que la Fnac est partenaire de l'expo à la Fondation Cartier (et la Fnac exposera quelques oeuvres de Lynch dans ses locaux des Ternes).

De Straight
04.02.2007 21:28
Find more posts by Straight

Je suis arrivé vers 11h30 avec ma copine, il y avait déjà une dizaine de personnes. On a voulu y aller tôt, l'occasion était trop belle pour la rater. Heureusement, il ne faisait pas froid.
4 heures d'attente et des rencontres sympathiques plus tard, les portes s'ouvraient, et notre attente fut récompensée par une place assise. Finalement, il devait donc y avoir environ 80 places assises, et environ une cinquantaine, voire plus, de gens debout derrière. Certaines personnes n'ont pas pu rentrer : d'ailleurs, une femme à l'extérieur s'est manifestée bruyamment peu après le début de l'interview, elle semblait désespérée.

La bande-annonce française de IE a été projetée 3 fois sur grand écran. Soudainement, les projecteurs se sont allumés, et Lynch est entré. Je dois avouer qu'après tant d'attente, le voir ainsi, à 2 mètres, fut une excellente récompense. Je ne suis pourtant pas du genre fanatique hystérique, mais l'émotion était belle et bien présente.
Avant de commencer l'interview, il a tenu à remercier les gens présents. Son regard et son sourire chaleureux témoignaient de sa sincérité. Il avait l'air très en forme, calme et souriant.

Certes, je n'ai rien appris de plus sur David Lynch et Inland Empire pendant l'interview. Il a forcément parlé de Laura Dern qu'il juge sublime. D'un ton amusé, il a regretté qu'elle ne soit pas sa voisine. De même pour Angelo Badalamenti qui habite le New Jersey, ce qui serait la raison pour laquelle c'est Lynch lui-même qui a fait la musique de IE. Il a dit à nouveau que pour lui le numérique était maintenant un choix acquis et définitif. Le 35mm est très beau, dit-il, mais très lourd, très coûteux. Avec le digital numérique, il peut tourner une scène pendant 40 minutes sans s'arrêter, ce qui lui procure la liberté de création qu'il recherche avant tout. Il peut ainsi mettre en scène ses idées au gré de ses intuitions.
Nous avons bien entendu eu droit à nouveau à cette comparaison qu'il fait depuis des années dans ses interviews, selon laquelle les idées pour lui sont comme des poissons que l'on pêche et qui donc peuvent arriver à tout moment.

Sinon, concernant l'exposition à la Fondation Cartier qui débute en mars, nous avons appris qu'environ 400 oeuvres de l'artiste seront exposées, en soulignant donc l'importance de l'événement. Quelques post-its griffonnés seront de la partie, ce qui peut paraître amusant, mais Lynch aime ce petit format, à cause de cette forme selon lui parfaite qu'est le carré.

Après l'interview qui a duré environ 45 minutes, les questions du public ont fusé. Parmi elles, certaines étaient sérieuses et passionnées, d'autres amusantes, et enfin une ou deux franchement pathétiques. Prenons quelques exemples. La question la plus sérieuse concernait la métempsycose, ou la transmutation des âmes, question a provoqué quelques remous amusés d'un public qui aime davantage Lynch à la surface. La réponse du cinéaste concernait la méditation transcendentale (le traducteur fut incapable de répéter le nom du guru que Lynch adore) qu'il pratique, qui l'aide au processus de création de ses films, et dans la vie de tous les jours, à se libérer de toute négativité.
La question la plus amusante fut celle d'un homme d'une cinquantaine d'années qui avoue regarder 5 fois Mulholland Drive par an, et essaie depuis de le comprendre d'une façon linéaire, en mettant chaque scène bout à bout. Le décalage volontaire du monsieur a franchement amusé Lynch, qui lui a conseillé de ne pas lâcher le morceau, qu'il finirait peut-être bien par y arriver.
La question la plus pathétique fut celle d'une demoiselle qui avait auparavant donné une création vidéo à une assistante pour Lynch, et qui se manifestait là pour lui signifier sa présence, avec l'objectif que Lynch lui accorde un soupçon d'intérêt. Celui-ci l'a gratifié d'un sourire figé et d'une absence totale de réponse, dont la demoiselle ne s'est certainement toujours pas remise. A une autre demoiselle, moins pathétique, du même genre, Lynch lui a répondu ironiquement que ok, il arrêterait de faire des films pour regarder toutes les vidéos qu'on lui envoie...
L'interview s'est conclue par un Lynch exprimant son refus de travailler à nouveau pour la télévision (mais pourquoi pas, une série diffusée sur le net...), et finalement sa passion pour Internet, média dont il ne cesse d'explorer les multiples possibilités.
Les photos étaient interdites, et pourtant, les flashs n'ont pas cessé de crépiter, notamment au début et à la fin de l'interview. J'avoue ne pas m'être privé, malgré mon appareil photo numérique tombé en panne quelques jours auparavant. J'espère que les photos Kodak de cet appareil jetable acheté pour l'occasion seront quand même réussies...

Bref. Je ne regrette évidemment pas d'avoir attendu ce monsieur pendant 5 heures, et je ne pense franchement pas que je le ferai pour quelqu'un d'autre (Clint Eastwood, peut-être...). Mais cela valait le coup, car on n'a pas tous les jours de "rencontrer" un cinéaste majeur, un artiste aussi complet que David Lynch.

De Kafard
05.02.2007 08:28
Find more posts by Kafard

Merci pour la fraîcheur et la convivialité de ton récit, Straight :o)

< Sujet précédent    Sujet suivant >
Nouveau Sujet
Liste des forums :