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Objectif Cinéma : Forum > Livres & Presse > La revue modam , culturelle indépendante
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21.06.2004 15:11
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MODAM

modam est une revue culturelle indépendante fondée en 2001
par Matthias Alaguillaume, Emmanuel Douin, Vincent Denorme et Gilles Corlu. Éditée et distribuée par l'association REFLEX NIHILO, elle est vendue dans les bonnes librairies, par abonnement et par correspondance.

D'abord trimestrielle, dans une présentation à mi-chemin entre le magazine et la revue littéraire, elle a changé de formule avec le numéro 3. Elle est à présent semestrielle, plus épaisse, plus belle, et s'assume véritablement en tant que revue. Elle mêle longs entretiens, textes critiques,
travail graphique et photographique original.

édito du n°1 :

La revue modam réunit des gens qui ont la volonté de ne rien respecter a priori. Ils désirent commenter, discuter, partager les gestes créatifs qui portent en eux une représentation du monde. Son titre a été choisi en hommage au film d’Alain Resnais, Mon Oncle d’ Amérique. Son esprit et son projet se revendiquent de la façon pertinente, féconde et drôle, que le cinéaste a inventée pour mettre en scène la compréhension et la libération, indissolublement liées, du monde et des hommes. Car Alain Resnais avait compris que pour saisir toutes les dimensions d’un individu, il faut mobiliser tous les types de discours, toutes les techniques, tous les arts et parce que, ce faisant, la libido sciendi complètement déchaînée, on s’amuse.

Les très distingués Alain Resnais et Henri Laborit (qui intervient scientifiquement dans son film) ne sont pas les seules personnalités avec lesquelles nous avons envie de discuter. Nous avons d’autres modèles ou d’autres maîtres — nous ne refusons pas le terme dans cette acception-là. Appelons ceux-ci des « oncles ». Ils nous parlent de cet espace qui nous intéresse et où les choses sont possibles. Appelons celui-là l’« Amérique ». Vous en avez peut-être déjà eu connaissance. Si vous devenez un lecteur fidèle de modam, vous n’avez pas fini d’en entendre parler. Pour confirmer des intuitions ou les ébranler. Provoquer une révolution.

édito du n°3 :

Comme l’auront remarqué nos lecteurs les plus fidèles, modam est devenu semestriel, plus fourni, et s’est débarrassé de quelques scories. À d’autres le rubriquage magazinier, la définition finalement restrictive de l’actualité et une conception stéréotypée de la critique. À un an, modam a atteint l’âge de raison. C’est peu et beaucoup à la fois. Dans ce numéro, vous trouverez donc plus d’entretiens, des textes plus longs, plus de variété dans la forme, de nouveaux collaborateurs, un texte inédit de Greil Marcus — l’un de nos oncles d’Amérique —, des perspectives de conquête et des idées anciennes. Il sera question d’éclipses, de lumière et d’ombres, de romantisme, de personnages diamants et de fantômes qui la nuit visitent des villes, de nuages, de la couleur noire, du XVIIIe siècle, de classe de nature en Vendée, de mettre à table quelques acteurs, d’escabeaux sous les palmiers, de jument borgne, de Sinaï de ronces et d’or péruvien, de Daft Punk — car il est toujours question de Daft Punk —, d’épure. Bref, modam abrite un tourbillon de figures et se veut fidèle à son amour de toujours : le mouvement. Car ce que nous admirons aujourd’hui n’est jamais la ruine et ce que nous voulons lire et écrire ne ressemble pas à ces sinistres alignements de mots qu’on nous fait passer pour le fruit de désirs. Dans Trois Guinées, Virginia Woolf avait raison : « Qui, en effet, pourrait douter qu’après avoir eu la chance d’écrire ce qu’ils aiment écrire, après y avoir trouvé un tel plaisir, ces écrivains accepteraient encore d’écrire dans d’autres conditions ; ou que des lecteurs, après avoir eu la chance de lire des textes écrits par désir, ne les trouveraient pas infiniment plus enrichissants que ceux écrits par intérêt, et cela à tel point qu’ils refuseraient de se faire refiler plus longtemps des substituts rances ? Ainsi, les esclaves maintenus de force à leur âpre labeur, et qui empilent des mots et des mots dans les livres, qui empilent des mots et des mots dans les articles, comme les esclaves autrefois empilaient des pierres pour former des pyramides, dégageraient leurs poignets de leurs menottes et laisseraient tomber leurs détestables travaux. La “culture” (ce paquet amorphe) égarée comme eux dans les voies les moins sincères, la culture qui émet des demi-vérités à travers des lèvres timides, qui adoucit et dilue son message avec tout le sucre et l’eau qui peuvent servir à gonfler la renommée de l’écrivain ou la bourse de son maître, retrouvera sa forme véritable et ressemblera à ce que Milton, Keats et d’autres grands écrivains nous assurent qu’elle est déjà, en vérité : musclée, aventureuse, libre. Alors qu’à présent, madame, mentionner la culture suffit à donner la migraine : les yeux se ferment aussitôt, les portes se ferment, l’air s’épaissit. Nous nous imaginons dans une salle de conférences, noyées dans des vapeurs d’encre rance, à écouter un monsieur qui, chaque mercredi, chaque dimanche, est obligé de faire une conférence ou d’écrire à propos de Milton ou à propos de Keats, tandis qu’au même instant des lilas agitent leurs branches dans les jardins libres et que les mouettes tournoient et foncent au-dessus des eaux, suggérant dans un rire sauvage qu’on pourrait sans mal leur jeter un tel poisson pourri... »

« Qu’ajouter d’autre à l’histoire ? […] Le boulot du critique serait de maintenir la capacité d’être surpris par le cours de la conversation, et de communiquer ce sens de la surprise à d’autres, parce qu’une vie imprégnée de surprise vaut mieux qu’une vie qui ne l’est pas. » Greil Marcus Lipstick Traces, une histoire secrète du vingtième siècle, 1989

Revue modam
Association Reflex Nihilo
7, rue Jean Beausire
75004 PARIS
Mail : modam@club-internet.fr
Site : http://perso.club-internet.fr/matala/main.htm

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